22/03/2026 ballade pédestre à la découverte des patrimoines bâti et naturel de Tresses.
Commune de l’aire d’attraction de Bordeaux située dans l’Entre-deux-Mers, Tresses peut se targuer des caractères d’une commune rurale en raison de l’emprise encore très forte des activités agricoles et des espaces naturels.
Tresses conserve un beau patrimoine bâti et naturel que nous vous proposons de visiter avec Michel Harpillard, ancien adjoint à la culture passionné par l’histoire de sa commune et qui propose chaque année à l’occasion des journées du patrimoine la visite du centre historique de la commune. Jean-François Larche, notre guide du patrimoine naturel, sera à ses côtés.
Nous visiterons en particulier l’église saint-Pierre et l’arboretum de Marès resté presque inchangé depuis plus d’un siècle.

Compte rendu de la matinée :
11/10/2025 sortie en vallée de Leyre
Thématique:
La Leyre est un fleuve tranquille et sauvage qui s’étire sur près de 100 kms, du sud du Parc naturel jusqu’au bassin d’Arcachon où il s’épanouit dans un delta. Composée de la Grande-Leyre, la Petite-Leyre et L’Eyre, elle constitue l’épine dorsale du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne. Avec ses nombreux bras, cette véritable petite Amazone, serpente sous une voûte d’aulnes et de chênes entre les touffes d’osmonde royale, fougère protégée.
Ses milieux associés représentent des trésors de biodiversité : tourbières, prairies anciennes, bras morts réservent des habitats favorables notamment aux carnivores telle la Genette et la Loutre. Ils servent aussi de lieux de nurserie pour les poissons et en particulier de frayères aux brochets.
Ses habitats remarquables et ses espèces exceptionnelles dans le lit majeur et tous ses affluents en font un site d’intérêt communautaire de grande valeur, appelé Site Natura 2000. Sa forêt-galerie de feuillus est inscrite au titre de la Loi protégeant les paysages. On y trouve des raretés comme cette parcelle de cyprès chauves qui nous transporte en Louisiane…
Avec notre guide , Jean-François LARCHE, ethnobotaniste, nous irons à la découverte de ces paysages dans leurs multiples dimensions ( géologique, historique, écologique) et nous profiterons de la richesse du milieu pour nous initier à la lecture des multiples indices laissés par la faune sauvage…
Compte rendu de la sortie :

La Marche Océane jeudi 19/06/2025
Ce jeudi 19 juin, grâce à Géraldine, nous avons expérimenté La Marche Océane au bord du ruisseau, le guitard, à Saint-Médard en Jalles.
Géraldine, notre guide, oeuvre dans le cadre de l’association La Fresque Océane: elle est engagée dans un travail de sensibilisation autour de la préservation des océans. Comme elle l’a rappelé au départ de la marche, tout va à l’océan ! Le guitard, réduit à un mince filet d’eau à cette période de l’année et au lit très encaissé et sinueux, nous a offert ses berges délicieusement ombragés pour cheminer vers l’estuaire puis l’océan lointain où ses eaux inéluctablement se jettent.








Une marche océane, c’est d’abord un dispositif ludique et pédagogique en plein air …
… pour découvrir le monde sous-marin, s’émerveiller de sa biodiversité et s’interroger sur notre place dans la toile du vivant.
Une marche océane, c’est 5,5km de marche ( nous avons testé un format un peu moins long) où chaque mètre parcouru représente 2m de profondeur remontée.
Démarrant dans la fosse des Mariannes à 11km de profondeur pour découvrir les abysses et les sources hydrothermales, l’on remonte vers les zones de chasse des cachalots puis l’on partage l’effervescence de la vie du cœur des récifs coralliens.
Avec son bâton, tout le long de la marche, Géraldine nous a aidés à nous repérer dans les différentes zones océaniques: zones hadale, abyssale, bathiale, mésale et littorale… et à chaque arrêt figurant un palier supplémentaire, en déployant sur le sol son joli paréo aux motifs marins, elle nous invitait à regarder l’océan et ses merveilles pour rencontrer des paysages aquatiques mystérieux … et leurs habitants qui sont tous des génies de l’adaptation !
Merci Géraldine pour ce dépaysement et préservons l’origine de toute vie, notre océan chéri!
Martine
Oiseaux nicheurs du petit marais du bec d’Ambés , dimanche 13/04/2025
Notre sortie de dimanche a bénéficié d’une fenêtre entre deux passages pluvieux.
Le petit marais à Saint-Vincent de Paul est vraiment un milieu riche qui mérite d’être visité pour ses paysages et les espèces qui y vivent.

Les traces d’empreintes de mammifères étaient nombreuses et bien visibles grâce au sol argileux assoupli par la pluie de la veille. Les iris d’eau commencent à fleurir et à colorer de jaune les étendues plates où croissent les joncs et les ronciers.
Grâce à Olivier, notre guide, nous avons pu entendre et voir des passereaux nicheurs des marais dont la bergeronnette printanière, petit citron perché sur les ronciers et la gorgebleue à miroir, bijoux étincelant !
Nous avons tendu l’oreille aux stridulations de la locustelle tachetée et à au chant râpeux du phragmite des joncs… Mais comme dit Olivier, ce n’est pas le moment le plus facile pour apprendre à reconnaître les chants d’oiseaux…ils sont trop nombreux! Merci à André pour les photos!


A propos des ronciers, plantes mal aimées du jardinier, ils sont le refuge des espèces qui échappent ainsi à leurs prédateurs et peuvent y faire leur nid, ils offrent leurs fleurs à butiner et leurs fruits à manger et, en milieu forestier, ils permettent aux semis d’arbres d’être protégés de la dent des grands herbivores… Déjà 4 raisons de mieux les aimer !
En ce moment et toute la semaine Natur’Jalles est à la galerie Intermarché de Saint-Médard en Jalles pour présenter son exposition hirondelles et sensibiliser aux bonnes pratiques dans son jardin !
A bientôt peut-être!
Sortie jardin botanique universitaire de Talence : 22/03/2025
Ce samedi 22 mars, a eu lieu notre sortie au jardin botanique universitaire de Talence.
Hélas, le ciel a déversé sur le groupe toute la pluie qui n’était pas tombée depuis des semaines nous privant des extérieurs de ce jardin au cadre si pittoresque. Heureusement, les 3 serres à la température de plus en plus tropicale ( 14°,17° et 28/30°) nous ont permis de nous réchauffer un peu…
Parlant du froid, notre guide, Alain Badoc, botaniste à l’érudition remarquable, nous a indiqué que la capacité de résistance au froid d’une espèce végétale était proportionnelle à l’épaisseur de son écorce. La durée de la période de froid étant un facteur plus important que la température car, avec la durée, le froid pénètre peu à peu à l’intérieur des cellules.
Il a aussi attiré notre attention sur la problématique des EEE ( espèces exotiques envahissantes) dont la gestion exige beaucoup de temps dans un jardin botanique. Ces plantes envahissantes sont celles qui survivent le mieux dans nos intérieurs. Attention aux griffes de sorcière par exemple qui ont colonisé la côte d’Azur et qui coloniseraient la côte atlantique si on n’y prenait pas garde! Ces plantes nécessitent de la vigilance pour ne pas se propager aux milieux naturels donc mieux vaut ne pas les cultiver dans son jardin!
Dans une ancienne orangerie reconvertie en salle d’exposition avec vitrines, nous avons regardé des herbiers anciens,documents toujours émouvants, dont les parties végétales ,si elles sont encore vertes, peuvent faire l’objet de prélèvements pour des recherches génétiques. Si vous avez l’occasion de passer par Talence, allez vers la pièce d’eau au fond du parc Peixotto et déambuler dans les allées du jardin botanique, cela vaut le détour!






Oies et grues cendrées : les 14/12/2024 et 22/01/2025
Nos deux sorties de décembre et janvier nous ont offert l’occasion d’admirer deux beaux oiseaux migrateurs originaires des pays froids: la grue cendrée venue des pays scandinaves et l’oie bernache cravant venue des confins de la Sibérie.
Avec ces deux oiseaux, voyons la dépendance de certaines espèces à une ressource alimentaire alléatoire.
L’augmentation des effectifs de la grue cendrée est due à sa protection mais surtout à la maïsiculture. En effet, dans le sud-ouest, elle se régale du maïs laissé dans les chaumes. Cette dépendance à une nourriture d’origine humaine qui n’est pas exempte de traitements nocifs a certainement des impacts. Par ailleurs, si la maïsiculture était amenée à décroître, en raison des tensions grandissantes sur la ressource en eau, les effectifs de grue diminueront sans doute.
Notre 2ème sortie, par un temps froid mais avec une lumière douce et un ciel laiteux, a ravi les amateurs de paysage ….





Elle nous a permis de comprendre la dépendance de la bernache à une nourriture quasi exclusive: la zostère. Le bassin d’Arcachon est le premier site d’hivernage européen de cette petite oie car il abrite la plus grande superficie d’herbiers marins. Hélas, en 30 ans, ces herbiers ont considérablement régressé en raison du réchauffement des eaux lié au changement climatique, de la pollution et des activités humaines. Le parc Naturel Marin a pour objectif de freiner et d’inverser cette tendance: des expériences de semis de zostères protégés par une barrière constituée par un chevelu ( voir photo) sont en cours. Ces chevelus sont censés ralentir les courants, condition indispensable à la pousse de la zostère.

Forêt de Canejan le 29/09/2024
Voici quelques anecdotes de notre sortie en forêt de CANEJEAN, lieu de notre promenade-conférence !
Notre guide Jean-François Larche nous a entraînés dans un voyage temporel à partir des indices de terrain: la déclivité du paysage et les galets au sol des allées, témoins de l’époque de la Paléo-Garonne et des temps préhistoriques, le reste du moulin sur l’Eau-Bourde, dernier vestige de la grande époque des moulins à eau du XIII ème siècle …
Il nous a aussi raconté cet hiver sibérien de 1709 qui a détruit la forêt en France avec ses 3 semaines à moins 20 degrés, les chroniques de l’époque racontant comment on entendait les chênes éclater avec un bruit tel un coup de mousquet!
Il nous a appris que la frêle aubépine grâce à sa prodigieuse longévité ( 1000 ans!) servait autrefois à borner les champs mieux que les documents cadastraux!
Et tant d’autres histoires mêlant les hommes et les arbres …
Voici quelques photos : « les 7 frères » et le « chêne des amoureux »


